"Connais-toi toi-même pour connaître ton orientation"

#Portrait du Mois

17 octobre 2018

Yao, 25 ans, étudiant en Master 2 ingénierie financière, mais pas que.
Son parcours nous montre d’une première part, qu’il ne faut jamais rien pour acquis dans la vie, mais surtout qu’il n’est JAMAIS tard pour ouvrir nos horizons professionnels. Enfin qu’aucune des expériences, même la plus insignifiante, n’est insignifiante

#Portrait.

Je suis né au Cameroun et j’ai commencé mes études là-bas, du moins jusqu’en cinquième. La particularité, en Afrique, est la spécialisation assez précoce. Cela qui signifie que dès le collège on peut choisir quelle branche suivre, si c’est en lettres, en sciences ou un domaine plus technique

#Sur les traces de Papa.. ou pas

Mon père, qui avait une société d’électricité, nous a conseillé de suivre la voie électricité pour qu’un on puisse l’aider dans sa société plus tard. Arrivé au collège, en sixième le programme était plus général mais décisif et mes notes ont fait que l’électricité ne me conviendrait pas trop. Comme j’avais plutôt des facultés en sciences et en mathématiques. J’ai finalement été dirigé vers la fabrication mécanique connu ici sous le terme de dessin industriel. Il y avait beaucoup de mathématiques et il fallait aussi avoir la capacité de retranscrire le tout sur feuille ou ordinateur. Donc j’ai fait ça pendant deux ans jusqu’à…

#Un matheux à Paris

En fin de cinquième, ma famille et moi avons déménagé en France. Arrivé en métropole, fait surprenant, j’ai été confronté au fait que le collège est ici général, j’ai dû donc reprendre le collège depuis le début, mais l’avantage que j’avais c’était que dans la filière que j’ai suivi au Cameroun, l’enseignement était beaucoup plus poussé vers tout ce qui concernait les maths et la mécanique. En termes de science j’avais une bonne avance vue que le programme que j’ai eu en cinquième couvrait tout l’enseignement scientifique jusqu’en troisième, ce qui fait j’étais plutôt à l’aise. Ce n’était pas du tout le cas du domaine littéraire où j’étais vraiment nul.

#Taken for granted

A la fin du collège j’ai eu la possibilité d’aller en filière générale pour faire un bac scientifique ou technologique, seulement comme j’avais déjà cette affinité pour tout ce qui est technologique et que j’avais déjà travaillé dans le domaine. Je maîtrisais en quelque sorte déjà le sujet et surtout j’avais la flemme de me prendre la tête avec les maths, après avoir entendu les échos sur la difficulté du bac S. Naturellement je me suis tourné vers ce que je savais déjà faire. J’ai donc décidé de faire un bac professionnel en fabrication mécanique ou en d’autres termes dessin industriel.
Apres l’obtention de mon bac trois ans plus tard, j’ai poursuivi en BTS en conception produit industriel – CPI – qui a une vocation à être plus théorique, consistant à travailler dans des bureaux d’étude et dans la conception de pièces, pour travailler dans l’aéronautique par exemple. A la fin de mon BTS j’avais deux opportunités, continuer en licence professionnel, ou bien continuer en école d’ingénieur…

# BTS: Le déclic

Seulement problème, en ayant fait un parcours professionnel au lycée et BTS par la suite je me suis rendu compte que j’avais perdu mon avance dans tout ce qui touchait au domaine scientifique. Même si, j’étais le meilleur de la classe, j’avais des camarades provenant de bac scientifique et je voyais bien la différence, les mats étaient plus facile pour eux. Je me suis rendu compte que même avec un bon niveau j’avais accumulé un retard énorme. Plutôt que d’aller dans une licence professionnelle qui allait me mener à l’emploi à 20 ou 21 ans, et surtout je ne me voyais pas du tout en tant que salarié à cet âge-là. J’ai donc choisi d’intégrer une classe préparatoire ATS, qui se définit par adaptation technicien supérieur. En un an, elle prépare en quelque sorte les étudiants de filières courtes à rattraper tout ce retard en science.

# Prépa or not Prépa

La prépa, je pense ne pas être le seul, c’est du quitte ou double soit tu kiffes totalement ou donc plutôt que d’aller en école d’ingénieur. J’ai vu que j’avais finalement envie d’autre chose, j’avais de bonnes notes en maths et en science et je me suis demandé pourquoi je m’enfermerais en mécanique alors que je pouvais m’ouvrir à d’autres domaines et voir d’autres métiers qui me passionneraient.
Je me suis donc inscris en licence de mathématiques ou j’ai été accepté à Versailles.

#First Love

Cela m’a vraiment permis de renouer avec ce que j’avais connu étant plus jeune. Je me suis dit j’y vais, si ça ne marche pas au moins j’aurais essayé et j’avais la possibilité de retourner très facilement en licence pro ou aller encore en école d’ingénieur. Les mathématiques permettent d’avoir une plus grande palette de choix puisque l’on estime que lorsque tu as le niveau, tu peux faire autre chose. Aujourd’hui, j’ai fini ma licence et j’ai intégré un Master en mathématiques financière et mat s appliqués.

#Les maths, plus qu’utile

Avec mon expérience passé et mon parcours professionnel j’aimerais me spécialiser dans l’ingénierie financière. C’est vraiment quelque chose que j’ai accroché car en participant à un concours proposé par une école j’ai pu travailler sur les mathématiques financières et j’ai pu voir l’application théorique des maths axés sur la finance. Je me suis rendu compte comment avec les maths on pouvait faire énormément de chose. Aujourd’hui, je me dirige plus vers un Master 2 en ingénierie financière.

#Mais pour aller où ?

Dans l’idéal, je créerais bien ma propre société, qui n’aura rien à voir avec les maths ou la finance, mais un projet très concret. J’espère tout de même pouvoir m’aider de tout mon cheminement professionnel dans la mécanique dessin industriel plus ce que j’ai pu acquérir en mathématiques et par la suite en finance. Tout en étant assez calé sur la finance pou pouvoir monter un plan de projet  et surtout avoir un œil global sur le projet. Le domaine je ne sais pas encore mais j’espère que d’ici trois quatre ans monter mon propre projet.

#Et pour la suite

La dernière idée que j’ai en tête, c’est de m’associer avec ma sœur  qui travaille dans le bâtiment et qui est chef de travaux, pour faire du chiffrement et du calcul de bâtiment. J’aimerais peut-être retourner en Afrique pour travailler sur la conception de maison en utilisant les matériaux disponibles sur place et souvent délaisser.
A court terme c’est tout simplement de finir mes études, gagner en expérience et monter une société, qu’elle fonctionne ou pas n’est pas mon problème. Et gagner de l’argent bien évidemment #brisons les tabous.

#Un petit mot pour Think Greater

C’est great ce que vous faites. Continuez à nous inspirer !

 

Sarah

#ENJAILLEMENT #PURPOSEFORLIFE #TRAVELER

« Rêver grand, commencer petit » Nadine Hanafi

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